Notre terroir

Entrevue vidéo avec Hélène Raymond à propos du terroir québécois.
Durée de la vidéo : 01:38
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Transcription: 

Après l’apparition du titre «Notre terroir», madame Hélène Raymond, journaliste et auteure, s’adresse directement à la caméra.

 

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En quoi toutes ces cuisines régionales, toute cette réflexion sur le terroir peuvent contribuer à définir l’assiette québécoise dans son ensemble ? Eh bien, c’est l’addition, c’est la particularité, c’est la somme de toutes ces différences qui fait aujourd’hui le patrimoine gastronomique du Québec et qui fait la gastronomie québécoise dans son ensemble. Si on prend l’exemple des Îles-de-la-Madeleine, les Îles ont eu plusieurs caractéristiques : le fait de se nourrir de la mer, le fait de compter sur soi pendant très longtemps pour se nourrir, d’être ensuite approvisionné par ce qui venait de l’extérieur et, depuis la fin des années quatre-vingt, le début des années quatre-vingt-dix, toute cette recrudescence, cette poussée de production insulaire qui est tout à fait remarquable. Le fromage, le hareng fumé mariné, la bière locale, le café… les grains de café parfumés aux embruns, le veau, le sanglier et toutes ces productions qui se répondent, un producteur qui en aide un autre, qui en aide un autre, cette grande chaîne de valeur, finalement, — on pourrait même mettre « valeur » avec un « s ». Ce qui fait que les gens sont tous unis autour de la définition d’une identité alimentaire pour les Îles-de-la-Madeleine. Ça fait des touristes ravis, quand ils mettent les pieds aux Îles, ça fait des Madelinots ravis parce qu’ils se reconnaissent maintenant dans leur assiette et qu’ils ont ces produits accessibles également dans leur île. Et, les Îles, cette démarche des Îles additionnée à ce qui se passe ailleurs, en Gaspésie, à ce qui peut se passer du côté de l’Estrie, de la Mauricie, etc., c’est tout ça qui fait maintenant ce qu’est le Québec. 

Le terroir se définit autour d’une multitude de produits et de savoir-faire, créés avec soin par des communautés locales. Hélène Raymond donne ici l’exemple particulier des Îles-de-la-Madeleine.