Manger local

Entrevue vidéo avec Hélène Raymond à propos du mouvement manger local.
Durée de la vidéo : 1 min 14 s
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Transcription: 

Après l’apparition du titre «Manger local», madame Hélène Raymond, journaliste et auteure, s’adresse directement à la caméra.

 

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Manger local, c’est intégrer des préoccupations citoyennes pour plusieurs mangeurs jusque dans leur assiette. C’est faire affaire avec un agriculteur, par le biais de l’agriculture soutenue par la communauté — on va recevoir son panier de fruits et légumes chaque semaine —, c’est participer aux activités d’un marché de solidarité, c’est fréquenter un marché public et c’est encourager une agriculture à plus petite échelle dans certaines régions. Ça répond, dans plusieurs cas, à une volonté des consommateurs de savoir ce qu’ils mangent, ça répond à la préoccupation de plusieurs mangeurs de soutenir l’agriculteur qui les nourrit. Tout ça s’inscrit dans la marge des grands phénomènes alimentaires, mais tout ça contribue à la dynamique actuelle de l’alimentation et a, à mon avis, une influence sur la grande distribution. On tente de se rapprocher des producteurs, on fait pression, on tente de leur faire davantage de place, et tout ça peut venir de ces petites initiatives qui fourmillent un peu partout, pas seulement ici. Ça se vit aux États-Unis, très fortement, ça se vit en Europe également, toujours cette dynamique, cette réflexion urbaine de gens qui veulent se rapprocher de la terre ou garder ce contact avec les gens qui les nourrissent. 

Au-delà du plaisir des saveurs, manger local comporte aussi un aspect social. C’est soutenir la communauté et une vision de l’agriculture à une échelle plus modeste et plus accessible.