Croquer son territoire

Les spécialités régionales se sont définies de longue date, sur le territoire québécois. À une époque où modernité rime avec uniformité, on retrouve avec un plaisir renouvelé ces particularités du terroir, explique la journaliste à Radio-Canada et auteure Hélène Raymond.

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Les aliments que nous mangeons racontent l’histoire des lieux d’où ils proviennent. Ils nous font voyager vers des terres exotiques, nous font penser aux vacances, à l’enfance, à des proches ou à notre coin de pays. Ils font aussi entendre la passion des producteurs alimentaires et l’histoire de ces territoires.

Pensons au cipaille de la Gaspésie, aux bagels de Montréal ou au crabe de la Côte-Nord pour comprendre que l’alimentation est inscrite dans des régions et des villes aux traditions bien précises. Même le congélateur rempli de truites pêchées il y a quelques semaines et les confitures de fraises rapportées d’une escapade à l’île d’Orléans racontent ces territoires qui nous sont précieux.

Croquer dans ces spécialités, c’est avoir en tête des paysages, des terroirs et des gens qui les produisent. Savoir d’où vient ce qu’on mange ajoute au plaisir de manger. Le goût se nourrit alors de la mémoire.